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Une présentation générale de Tostan : histoire, activités, représentations, partenaires et reconnaissance.
6 juin 2013 - 30 communautés du Mali s'apprêtent à s'engager pour l'abandon de l'excision et des mariages précoces/forcés
Samedi 8 juin, 30 communautés maliennes célèbreront publiquement leur décision d’abandonner les pratiques de l’excision et du mariage précoce et forcé.
Les 30 villages bambaras de la région de Koulikoro se réuniront à Fégoun pour la déclaration. Des représentants du Gouvernement, des organisations locales et nationales, des leaders traditionnels et des représentants des communautés engagées dans la déclaration sont attendues samedi.
En cette Journée internationale pour l’abandon de l’excision, Tostan, ONG basée en Afrique, a annoncé le nombre de communautés qu’elle estime nécessaire à atteindre pour faire du Sénégal le premier pays à renoncer à la pratique sur le plan national.
Selon les dernières évaluations menées sur le terrain, et grâce à l’analyse de données récentes, Tostan estime que son Programme de Renforcement des Capacités Communautaires (PRCC) devra être mis en œuvre dans 340 nouveaux villages, avant de parvenir à une Déclaration Publique d’abandon de l’excision d’envergure nationale.
Le Plan national pour l’abandon total de l’excision d’ici 2015 du Gouvernement du Sénégal a fait du PRCC l’approche privilégiée pour l’abandon de la pratique dans le pays.
La Fondation Cécilia Attias pour les Femmes présidée par l'ancienne Première Dame de France, organisait le 11 juin dernier à Libreville, au Gabon, le forum Dialogue for Action Africa (DFAA). A l'issue de ce forum, l'ONG Internationale Tostan s'est vue décerner un prix reconnaissant les résultats de son action en faveur de l'amélioration des systèmes de santé et des soins maternels au niveau communautaire.
Célébrée depuis 2003, la Journée Internationale pour l’abandon de l’excision (6 février) permet de faire un point sur les avancées réalisées en faveur de la santé des femmes. En Afrique de l’Ouest, le Sénégal vise un abandon total de la pratique de l’excision d’ici 2015. Le défi est de taille mais l’espoir est permis : depuis 1997, date du premier abandon public de la pratique au Sénégal, plus de 4 600 communautés du pays ont participé à des déclarations publiques, au cours desquelles elles se sont engagées à renoncer définitivement à l’excision. Ce mouvement de fond est accompagné par le Gouvernement du Sénégal, qui a lancé il y a un an son Plan d’action national (2010-2015) dont le but est l’abandon total de la pratique au Sénégal en 2015. ostan, qui fête ses 20 ans le 7 février 2011, travaille auprès des communautés pour que cet objectif ambitieux se réalise.
Samedi dernier, à Bignona dans la région de Ziguinchor, 330 villages représentant trois communautés (diolas, mandingues et peuhls) ont pris « l’engagement solennel » d’abandonner l’excision et les mariages précoces ou forcés.
La déclaration publique, qui a rassemblé environ 3000 participants, a été rendue possible par l’ONG Tostan en collaboration avec les autorités locales, les leaders religieux et les comités de gestion communautaires des villages bénéficiaires du projet. Elle s’inscrit dans le cadre du Plan d'Action pour l'Abandon de l'Excision du Gouvernement du Sénégal. Selon Tostan « cette déclaration est le résultat de dix années d’efforts continus dans la région et représente une étape importante de son travail ».
Il s’agit de la 4ème déclaration départementale pour l’abandon de l’excision organisée dans le pays. Les communautés du département de Bignona rejoignent ainsi le « mouvement historique d’abandon de l’excision », initié depuis 1997 à Malicounda Bambara (Sénégal) et qui s’est étendu à l’ensemble du pays. A l’heure actuelle, plus de 4700 communautés ont déjà participé à des déclarations publiques au Sénégal, en Gambie, au Burkina Faso, en Guinée Conakry et en Somalie.
Publié en avril 2010 en France, “La Moitié du ciel” consacre le chapitre « S’attaquer aux racines du problème » à l’organisation non gouvernementale Tostan et à sa fondatrice, Molly Melching. Sorti en septembre 2009 aux Etats-Unis, ce best-seller international a remporté un succès exceptionnel. Il a été écrit par deux des meilleurs journalistes américains, grands reporters au New York Times, lauréats du Prix Pulitzer : Nicholas D.Kristof et Sheryl Wudunn. Le livre raconte l’oppression que subissent de millions de femmes dans le monde et décrit le travail entrepris par certaines d’entre elles pour améliorer leur vie ainsi que le bien-être de leur famille et de leur communauté.
Depuis 2003, la Journée Internationale pour l’abandon de l’excision (6 février) est l’occasion de faire un point sur les avancées réalisées en faveur de la santé des femmes. Le Sénégal est un pays modèle, grâce à un travail fondé sur l’éducation et la sensibilisation communautaire. Courant février, deux événements majeurs s’y dérouleront, témoignant de l’accélération du mouvement d’abandon de la pratique : la première déclaration publique régionale pour l’abandon de l’excision et le lancement du nouveau Plan d’action national pour la promotion de l’abandon de l’excision. Au cœur de cette stratégie coordonnée par le Gouvernement du Sénégal et l’UNICEF, l’ONG internationale Tostan travaille depuis vingt ans auprès des communautés.
A l’occasion du 6 février, la chanteuse Sister Fa, originaire de Thionck Essyl (Bignona, Sénégal), se joint aux efforts de Tostan pour promouvoir la santé et la dignité des femmes. Deux concerts, à Ziguinchor (4/02) et Thionck-Essyl (6/02) accompagneront la tournée de projection du film de sensibilisation communautaire « L’Appel de Diégoune », réalisé à Diégoune en 2008.
Au Puntland, où l’on estime que 98% de la population pratique l’excision, la déclaration de Garowe ouvre de nouvelles perspectives. En devenant le premier groupe de communautés à abandonner publiquement la pratique de l’excision dans la région, 14 villages du Puntland (Nord-Est de la Somalie) et deux associations féminines ont fait du lundi 5 octobre un jour historique pour le pays. Les 14 communautés suivent un programme de renforcement des capacités de trois ans, mis en œuvre par l’ONG Tostan en collaboration avec l’UNICEF et le Gouvernement du Puntland.
Alors que la Journée Internationale d'action pour la santé des femmes (28 mai) est l'occasion de rappeler que la santé est un droit humain fondamental, un village au coeur de la Casamance (Sénégal) a réalisé avec le collectif Respect et l'ONG Tostan un film de sensibilisation pour expliquer au groupe Diola sa décision d'abandonner la pratique de l'excision. Projeté dans les villages de la région pendant 4 mois en partenariat avec le Cinéma Numérique Ambulant, le film attire jusqu'à 800 spectateurs chaque soir.
Tostan et le Barefoot College (Inde) unissent leurs efforts pour développer l’énergie solaire en zone rurale. Sept femmes ayant suivi le programme d’éducation de Tostan au Sénégal bénéficient pour la première fois d’une formation de six mois au Barefoot College en Inde, afin d’apprendre à gérer les unités d’énergie solaire de leurs communautés.
Alors que la journée du 6 février est l’occasion de faire le point sur les avancées en matière d’abandon de l’excision, une récente évaluation (septembre 2008) de Tostan atteste de résultats inédits de changements de comportement en Afrique de l'Ouest.
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